Dans le Portugal des années 1960, pour éviter un dangereux service militaire, certains jeunes hommes ont quitté le pays pour l'étranger. 

Angelo avait 15 ans quand il a arrêté le lycée de Viana do Castelo, dans le nord du Portugal, pour rejoindre la France et travailler en tant que tailleur de pierre.

Certains ont dû traverser un véritable périple pour arriver en France, souvent de manière illégale, avec comme point d'atterrissage des bidonvilles. D'autres, comme Angelo, ont pu bénéficier d'une procédure de rapprochement familial. En partant, tous ont laissé derrière eux une partie d'eux-mêmes.

Plus tard, Angelo a fait venir Fernanda, son épouse, grâce à un passeport comportant un tampon de sortie du territoire français, qui l'autorisait à y revenir, alors même qu'elle n'y avait jamais mis les pieds.

Après la fin de la dictature au Portugal, en 1974, et pendant les décennies qui suivirent, les allers-retours entre la France et le Portugal furent nombreux, jusqu'à leur retraite qui marqua le temps du "retour au pays".
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